Accueil Date de création : 12/08/07 Dernière mise à jour : 07/11/09 17:22 / 18 articles publiés

Copenhague, le dernier RDV  (Réchauffement climatique) posté le samedi 07 novembre 2009 17:22

Bonjour à tous,

vous trouverez ci-dessous un article reçu d'Alsace Nature sur l'ultimatum climatique de Copenhague où la conférence sur le réchauffement climatique va bientôt se dérouler.

Les chiffres sont vraiment alarmistes, mais il convient de ne plus fermer les yeux. S'il reste une chance de s'en sortir, elle est peut-être encore là, à Copenhague.

Surtout, signez la pétition pour que cette réunion aboutisse à autre chose que des déclarations sans lendemain :

 http://www.copenhague-2009.com/,

Après, les jeux seront faits de toute manière et il ne restera plus qu'à subir les conséquences de notre folie...ou de notre inconscience.

Si l’objectif de la conférence de Copenhague est clair - aboutir à un accord pour lutter contre le réchauffement climatique - une inquiétude demeure cependant car toutes manoeuvres échappatoires à l'affrontement direct de la réalité climatique et énergétique mènera au chaos.


Nous avons trois certitudes. La modification de la composition de l'atmosphère en gaz à effet de serre (GES) est rapide et importante depuis cinquante ans. Le réchauffement global est sans équivoque lorsqu'on observe l'évolution des températures moyennes, mais aussi l'élévation du niveau des mers par dilatation, l'accroissement de la vapeur d'eau, la fonte des glaciers et d'autres facteurs. Enfin, l'essentiel de ce changement est dû aux activités humaines, même si certaines activités naturelles telles que les cycles du soleil et le volcanisme peuvent parfois amplifier ou contrecarrer ce changement. Parce qu'il n'y a pas, dans le passé, l'analogue de ce qui se passe actuellement, il est nécessaire de réduire drastiquement et rapidement nos émissions de GES et de mettre en oeuvre des politiques d'adaptation, notamment pour la protection des populations de certains pays du Sud.

Il y a une autre raison d'agir vite et fort à Copenhague. Nous n'avons plus que quelques années pour profiter de notre capacité de faire, de notre puissance disponible, de notre relative prospérité avant que l'énergie ne devienne rare et beaucoup plus chère qu'aujourd'hui, tandis que la récession concomitante nous empêchera d'agir efficacement. Si un bon accord juridique n'est pas conclu à Copenhague, nous n'aurons plus le temps de nous en tirer, faute de moyens physiques économiquement disponibles. Nous ne sommes plus dans le rêve essentialiste d'une bienheureuse société post-carbone en 2050, nous sommes dans le compte à rebours pour éviter le pire, pour réduire les souffrances de nos enfants et petits-enfants, pour sauver le plus grand nombre de nos frères et soeurs du Sud. Pratiquement, le point le plus important de Copenhague est un accord contraignant sur la décroissance réelle et forte des émissions de GES à partir de 2015.

Moins connu que les autres arguments en faveur de la réduction des GES, cette raison d'agir basée sur la raréfaction et le renchérissement imminents de l'énergie doit être expliquée plus avant. Essentiellement : le modèle économique dominant - que l'on peut qualifier de « libéral-productiviste » - nécessite une croissance sans fin et une création d'emplois continuelle, ce qui est physiquement impossible. Plus explicitement : l'économie actuelle s'appuie sur les marchés et les emplois pour distribuer les biens et les services ; la croissance du PIB et des emplois exige la croissance de l'énergie nette disponible ; cette dernière est liée au pic de production de pétrole qui arrive aujourd'hui et sera donc suivi - dès la décennie 2010-2020 - d'une décroissance longue et définitive du PIB, la récession actuelle se transformant en dépression puis en chaos si nos dirigeants ne décillent pas les yeux. Bref, lorsque l'énergie nette disponible décroît, tout décroît. Cette décroissance n'est même plus un choix politique issue d'un débat politique sur les meilleures orientations pour une planète soutenable, cette décroissance est notre destin.

De ce point de vue, les débats préparatoires à Copenhague sont souvent affligeants. Les sujets qui occupent le devant de la scène ne permettant pas du tout de faire face à l'avenir tel que décrit ci-dessus. On organise ici de vastes conférences sur la création d'un marché mondial du carbone, à l'image de l'European Trading Scheme (ETS) qui a montré son inefficacité depuis trois ans. On réunit là des experts actionnés par les lobbies pour débattre gravement de la capture et séquestration du carbone. On rassemble ailleurs des responsables économiques pour chanter les vertus des Mécanismes de développement propre (MDP), c'est-à-dire l'achat, par les entreprises du Nord, de crédits d'émissions dégagés par des projets de dépollution au Sud. Au lieu d'exiger un effort national en faveur de la baisse réelle des émissions dans chaque pays riche, le « paquet énergie-climat » de l'Union européenne, adopté en décembre 2008 sous présidence française, autorise les Etats de l'Union à externaliser leur vertu en instaurant ainsi un marché mondial d'indulgences au profit du Nord. Toutes ces manoeuvres ne sont qu'échappatoires à l'affrontement direct de la réalité climatique et énergétique.

A Copenhague, tout texte dilatoire inspiré par le nationalisme économique ou l'ignorance de la hauteur des enjeux nous conduirait vers un désastre global. Je crains que les chefs d'Etats et de gouvernements, faute d'accepter un accord juridique contraignant, s'en tirent par une déclaration politique commune, d'autant plus magnifique qu'elle sera vide de décisions.

Yves COCHET
Mathématicien, ancien Ministre de l'Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.

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Sorties ADDES 2010  (Les rendez-vous de l'ADDES) posté le samedi 07 novembre 2009 17:14

Enfin 5 minutes pour vous tenir informés des sorties que nous effectureons avec le concours d'ARTHUR qui nous emmènera cette fois:

- Projection DIA  le 16 janvier à 20 h salle ? , " 30 années de Souvenirs d'un naturaliste"  ou  la flore et la faunes des Alpes du " Du Mercantour aux  Dolomites" , si le montage est terminé!! 

- 20 mars 2010 sortie flore vernale du vignoble à Ingersheim au pied du Florimont . Rendez vous 13 h 30 place de l'ancienne Poste à Sundhoffen. Chaussures de marche et jumelles conseillé,pour toute questions tél. 03 89 71 55 80, ou par mail.

Distance + ou - 3 km 700
- Sortie du 1 mai Rendez vous 15 h 00 place de l'ancienne poste à Sundhoffen, Promenade vespéral le long du canal du Rhône au Rhin à Dessenheim, à l'écoute des oiseaux de retour de migration et des premières floraisons .Chaussures de marche et jumelles conseillé,pour toute questions tél. 03 89 71 55 80, ou par mail.
Distance + ou - 4 km al-  ret.
Voilà pour un début de saison, sans oublier les dates des réunions de l'ADDES qui seront bientôt disponibles.
Bon courage à tous, et surtout, n'oubliez pas d'aller signer la pétition pour que les Etats parviennent à un accord Copenhague d'ici quelques semaines à l'adresse suivante :
Il y a vraiment urgence, j'en tiens pour preuve l'article alarmiste reçu d'Alsace Nature et que vous trouverez à part sur ce blog.
Olivier Claudé, Pdt
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Rendez-vous ADDES 2009  (Les rendez-vous de l'ADDES) posté le samedi 28 mars 2009 14:00

Ca y est !

l'ADDES sort de cet interminable hiver, et ce fut pour nous l'occasion de nous retrouver vendredi 27 mars 2009 pour partager les nouvelles de ce long temps écoulé.
Et il y en a : d'abord le calendrier 2009 que nous vous communiquons pour que vous puissiez vous aussi venir et partager vos idées en matière d'environnement:
- 27 mars
- 10 mai : sortie nature au Bollenberg, RDV à 7H00 devant la poste (l'ancienne poste devra-t-on dire hélas) de Sundhoffen pour un covoiturage, retour vers 11H00
- 12 juin : Assemblée Générale
- 02 octobre
- 04 décembre.
Nous nous rencontrons toujours au café du raisin à Sundhoffen dans la salle de derrière à 20H.Avis aux amateurs !

Nous avons discuté tout d'abord des dernières nouvelles de Sundhoffen, à savoir l'opération Haut-Rhin propre qui se déroule le l28 mars. Il a été recommandé aux adhérents qui souhaitent y participer de se faire reconnaître comme membres de l'ADDES et à ce titre mandatés par elle afin que les élus ne nous reprochent pas notre absence.
Ensuite, nous avons abordé la révision du SCOT qu'il est possible de consulter sur le site:
http://www.scot-crv.fr/
et il y a urgence à le consulter afin de prendre connaissance des modicifations du plan d'urbanisation car nous pourrions y insérer le projet de piste cyclable. A ce propos, a été rapporté l'entretien informel avec Mr Schuller, maire de Sundhoffen qui a fait part de la difficulté de réalisation en raison de la non stabilisation du sol, mais aussi du nécessaire partage du chemin avec les agriculteurs. Nous avons aussi  évoqué le rapport de la DDE (convoquée par Mr le maire) qui évoque la dangerosité du point de passage entre le chemin venant de la rue de l'Adjufdant-chef Lavigne et la forêt du Neuland . Effectivement, les cyclistes devront traverser la route à cet endroit où les voitures ne respectent pas la limitation de vitesse à 70km/h; un tout récent accident en a hélas donné une preuve tangible. Mais alors que faire ? Car si l'on compare la dangerosité du passage à niveau et celle de la traversée de la route avec une bonne visibilté de part et d'autre, on ne peut qu'être convaincu de la deuxième solution. Aussi a été avancée l'idée de la mise en place d'une chicane de part et d'autre de la route, qui sécuriserait les cyclistes en les forçant à s'arrêter entre des barrières en acier formant ces chicanes. Une signalisation adéquate pourrait ausi être envisagée afin de faire ralentir les automobilistes à l'approche du passage.
Ensuite, les cyclistes pourraient rejoindre Colmar en passant par la forêt du Neuland, traversant un joli paysage pour arriver au Dagsbühl. C'est le trajet le plus court , qui favoriserait ceux qui veulent prendre leur vélo pour travailler à Colmar, et ne disposent que de peu de temps entre midi et deux pour déjeuner. C'est le reproche que font ceux qui pensent que la piste cyclable qui passe par le sud de Colmar suffit et qu'il n'est pas nécessaire d'en faire une autre.
Mais bon, quoi que l'on fasse, on ne peut qu'être désolé des difficultés rencontrées pour réaliser un tout petit bout de piste cyclable en France, comparativement à la facilité qu'ont ces mêmes réalisations à voir le jour en Allemagne ou en Suisse.

Ensuite, Arthur nous a fait un exposé sur les ours, loups et lynx qui ont disparu de nos régions, rejoignant la terrifiante liste des 40% d'espèces qui auront disparu fin 2010 en Alsace...
Ce constat affligeant doit nous faire prendre conscience de l'enjeu crucial de la biodiversité, peu favorisée par l'agriculture intensive qui fait ressembler l'Alsace à un gigantesque champ de maïs...Dont il faut tout faire pour favoriser la culture, y compris épandre des produits nocifs et dangereux pour la santé humaine.
Du moment qu'on traite la crysomèle, alors la santé des enfants ne compte plus pour grand chose...

 

 

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Voeux environnementaux 2009  (Les rendez-vous de l'ADDES) posté le jeudi 01 janvier 2009 13:55

10 ans :BON ANNIVERSAIRE L’ADDES !

Ce fut une année remarquable à bien des égards que celle des 10 ans de l’Association de Défense De l’Environnement de Sundhoffen. A commencer par la venue de Jean-Marie PELT le 19 Octobre où plus de 350 personnes ont pu écouter un homme savant, un des derniers scientifiques d’un temps passé où l’écologie faisait partie intégrante des préoccupations humaines. Un grand homme avec la bonhomie qui le caractérise et qui nous a appris que l’environnement, c’est aussi nous, les hommes!

La première question posée par J-M Pelt était : « s’il en faut peu pour atteindre le bonheur, pourquoi tant de gaspillage pour si peu de résultats ? ». Se sont enchaînés alors les exposés sur l’état de l’environnement de notre planète, qui se dégrade plus vite que prévu par les « experts », de l’exemple des nombreuses espèces qui disparaissent aux nombreuses preuves du réchauffement climatique. Une question s’est alors posée : « si nous vivons encore dans un milieu agréable, qu’en sera-t-il pour nos enfants ? ». « Seule la solidarité entre les êtres humains pourra nous sauver de la catastrophe » dit JM Pelt citant son ami Théodore Monod lors d’une de leurs dernières entrevues quelques mois avant sa disparition. Restera longtemps dans nos mémoires les paroles de ce grand humaniste relayé par cet autre dernier grand humaniste chrétien : « tu leur dira, hein, tu leur dira ? ».La conférence s’est terminée sur ces paroles émouvantes, puis M Pelt a répondu aux nombreuses questions parmi lesquelles : les OGM, le nucléaire versus les autres formes de production d’énergie, et surtout le « Grenelle de l’Environnement » auquel il a participé.Voilà donc un grand moment, et tous les membres de l’ADDES sont fiers d’avoir pu inviter leurs concitoyens à écouter les paroles et les conseils du dernier grand homme, vecteur de valeurs d’un temps passé, mais pas pour autant révolu…

            Un grand bravo aussi pour tous les membres de l’association qui se sont dévoués sans compter pour que cette soirée soit un succès. Et elle l’a été. Merci aussi à tous ceux qui nous ont aidé: commerçants et industriels mais aussi simplement particuliers sympathisants de la cause environnementale et qui n’ont pas hésité à s’impliquer dans l’opération, par leurs dons ou par leur action bénévole à nos côtés. Nous n’oublierons pas toutes ces marques d’amitié et de sympathie : on peut dire qu’à Sundhoffen , on est bien ensemble !

Un anniversaire, c’est aussi un regard en arrière sur les dix dernières années. A commencer par un combat contre les nuisances que nous avons menées à bien pour que nous vivions dans le calme sans aéroport de fret pour nous empêcher de dormir la nuit. Mais ce combat n’est jamais fini car le doute, la méconnaissance, les préjugés ou tout simplement l’indifférence, nous rendent souvent malentendants aux signaux envoyés de partout et qui nous avertissent du grand danger climatique qui menace l’humanité toute entière. Les signaux forts comme les messages de J-M PELT, ou le Grenelle de l’Environnement, ou encore les déclarations relayées par les chefs d’état du monde entier ou encore de l’ONU. Et des signaux encore faibles : inondations fréquentes (les vignobles du nord de Colmar se souviennent douloureusement de certains orages), plus de neige en hiver, température excessivement élevée pour la saison hivernale que nos journalistes décrivent avec beaucoup de bonhomie et de bonheur, comme si un 20° en février sur plusieurs journées était une chance ! Bref, il est grand temps de changer nos habitudes avant que la nature ne nous impose ses conditions. Car finalement, il ne s’agit pas d’un effort surnaturel que celui d’utiliser moins sa voiture, ou de prendre le train, ou encore de ne pas laisser couler l’eau pour rien, pas plus que l’électricité. Une date à retenir : le 23 septembre 2008. Iil s’agit tout simplement du jour où nous avons utilisé toutes les ressources de la planète Terre (source : http://www.neweconomics.org/gen ). A partir de cette date, nous allons utiliser les ressources de nos enfants, sans s’en faire, comme ça, comme s’il s’agissait d’une chose naturelle que celle de ne pas voir l’avenir et de consommer le fruit jusqu’à la lie…. Quelle folie quand on y réfléchit : nos parents se sont battus pour que leurs enfants que nous sommes vivions dans un monde meilleur ; Or qu’en avons-nous fait ? Un monde encore meilleur pour nos enfants, ou bien pire ?

La question mérite d’être posée car elle ne concerne pas que nos enfants, mais nous aussi de par la terrible responsabilité qui pèse sur nos épaules.Un chiffre : savez-vous combien nous brûlons de pétrole par jour dans l’atmosphère ?

Le chiffre est aussi effarant qu’éloquent : 85 Millions de barils de pétrole PAR JOUR !

Sachant qu’un baril équivaut à 159 litres, nous sommes priés de croire que cela n’aura aucune conséquence sur le climat !On peut encore citer d’autres données, elles ne manquent pas. Mais l’essentiel est de sortir de la léthargie qui nous emprisonne afin de réagir, de ne plus dormir face au danger qui nous menace. Alors arrêtons de dormir, ouvrons les yeux et agissons. C’est simple maintenant, ce sera de plus en plus difficile plus nous attendons. Car le temps joue contre nous, et pas que le temps qui passe...

A l’ADDES on garde le moral malgré la conscience de ce qui nous attend car nous sommes tournés vers l’avenir et vers l’action. Et de l’action, il y en a eu cette année : une sortie pour aller écouter le brame du cerf, et qui s’est transformée en « raire du daim » Une visite de la forêt Méquillet pour aller voir les fabuleuses ADONIS,

   une sortie pour aller visiter la mare pédagogique d’Andolsheim 

 

 

 

 

 

 

et une autre pour apprendre à jardiner bio chez M.Martin à Colmar

 

Sans compter les réunions d’information qui permettent de se tenir au courant des DNE (Dernières Nouvelles de l’Environnement !) avec notamment la venue de D.Dietemann pour parler de la gestion des déchets ménagers et des incinérateurs le 13 juin pour clôturer notre assemblée générale.

Et de l’action, il va y en avoir encore en cette fin d’année, avec une autre sortie brame du cerf et la visite chez nos voisins de Freiburg Im Breisgau pour voir ce qui se fait dans le domaine des transports et de l’énergie à côté de chez nous et en prendre de la graine.

Car au niveau transport, c’est toujours la galère pour se rendre de Sundhoffen à Colmar en vélo. Ou alors il faut être sportif, ou alors il faut être muni d’une armure pour affronter les voitures, bus et camions surtout au passage à niveau. Mais Mr Schuller nous a promis d’étudier la question, et nous pourrons peut-être bientôt aller de Sundhoffen à Colmar par le nouveau tracé de la canalisation d’eau qui présente l’avantage de relier la rue de l’adjudant-chef Lavigne à la forêt du Neuland sans passer par le terrible passage à niveaux. Et l’on pourrait rêver encore  plus loin, d’une piste cyclable qui se poursuivrait jusqu’au Dagsbühl en passant par la forêt ?   

L’ADDES vous accueille à présent sur le Net avec un site facile à trouver : http://addes.rmc.fr/

et une adresse mail : addesundhoffen@gmail.com

            N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et idées, et venez nous rejoindre dans la joie et la bonne humeur pour discuter des sujets brûlants ou simplement vous informer. En matière d’environnement, ne faisons pas l’autruche, n’ayons pas peur, ça ne sert à rien. Au contraire, devenons les acteurs du changement climatique, mais dans le sens positif cette fois ! Bonne année 2009 à tous !

 

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Sortie Freiburg samedi 18 octobre 2008  (Les rendez-vous de l'ADDES) posté le lundi 20 octobre 2008 09:23

Nous avons là réussi une très belle sortie, par une magnifique journée ensoleillée, et remarquablement organisée par Bertrand ZIRGEL qui a été un guide parfait.
La"cerise sur le gâteau" a été sans aucun doute la rencontre avec Yann Arthus Bertrand dans le quartier Vauban, et nousa vons pur apprécier toute l'humanité du personnage qui s'est prêté bien volontiers à la scéance de dédicaces pour notre groupe.
Un moment inoubliable dont vous pouvez voir les photos sur :

http://picasaweb.google.fr/ADDESUNDHOFFEN/SortieFribourg181008#

Le compte-rendu de notre visite écologique d'une ville en avance de vingt ans sur les nôtres est enfin disponible ci-dessous .Bravo à Bertrand ! Quel organisateur plein de surprises !!! Et merci à André CLAVERIE pour son magnifique et très détaillé compte-rendu.

VISITE de FRIBOURG du 18 octobre 2008

 

            Bertrand Zirgel nous a guidé vers des lieux insolites en retraçant la visite de Freiburg que Jean-Marie Pelt cite dans son livre récent : « C’est Vert et ça marche ». A mon tour, je vais essayer de restituer cette visite en reprenant les documents Internet de Bertrand et en regroupant les informations autour de 4 thèmes.

            Quatre thèmes principaux peuvent être retenus dans cette ville qui est devenue le fief des Verts allemands, Dieter Salomon - le nouveau maire écologiste - ayant obtenu presque 25% des voix en 2002.

1°/ Les énergies renouvelables.

2°/ Une politique cohérente des transports .

3°/ La ville de la «  petite reine » qui désignait la bicyclette ou plus trivialement le vélo !

4°/ L’originalité de l’éco-quartier Vauban.

 

1°/ LES ENERGIES RENOUVELABLES

  Au nord-est de Fribourg, cinq éoliennes d’une puissance totale de 12000 kw permettent de satisfaire les besoins de 5000 habitants. De la gare, on voit une tour de 60 m de haut couverte de panneaux photovoltaïques sur la moitié de la façade sud, le reste étant vitré. Grâce à des subventions, les panneaux solaires sont fréquents sur les toits des maisons, des écoles et des entreprises. Fribourg se place en tête de la « Ligue Solaire » en Allemagne mais il convient de relativiser le poids de ces énergies renouvelables. Actuellement, elles fournissent seulement un peu moins de 10% de l’électricité. La ville espère dépasser l’objectif de 10% d’approvisionnement en énergies renouvelables en 2010.

  Néanmoins, les effets sur l’emploi sur l’emploi sont fort intéressants. Fribourg groupe d’importants centres de recherche sur l’énergie solaire. La fabrication de panneaux photovoltaïques correspond à 1000 emplois.

  Le tri sélectif des déchets et leur recyclage ont un bilan fort positif du point de vue énergétique et du point de vue des emplois. A Fribourg, 10 petites unités d’incinération et de chauffage urbain utilisent des canalisations qui ont au maximum, un kilomètre de long, alors qu’à Colmar elles atteignent 6 km, ce qui correspond à un rendement moins bon.

 

2°/LES TRANSPORTS EN COMMUN SONT PRIVILEGIES.

  Depuis 1991, la Carte Régionale pour l’Environnement permet, grâce à un forfait, un accès illimité aux transports publics de la ville et de ses environs. Les tarifs incitent à laisser l’auto au garage. A la gare de Vieux-Brisach, nous avons pris plusieurs billets collectifs de 5 personnes. Pour 17 euros, le billet est valable pendant toute la journée et sur tous les transports de la region, c’est un pass. Il n’est plus nécessaire de le composter.

  A côté de la gare de Hugstetten, à 8 km de Fribourg, se trouvent d’immenses boîtes de nuit. Le transport ferroviaire et des équipes spécialisées permettent à des jeunes qui ont une démarche hésitante, un champ de vision rétréci et des réflexes approximatifs, de revenir sains et saufs jusque dans leurs pénates. Voilà une judicieuse solution pour freiner la surmortalité des jeunes sur la route.

  L’originalité de la gare de Fribourg, c’est qu’elle est traversée perpendiculairement par les voies du tramway, qui joue comme à saute mouton par dessus les voies ferrées. Ainsi, la distance à parcourir est réduite au strict minimum : il suffit de monter un escalier pour accéder au tramway, il n’est pas nécessaire de se soucier d’un billet. L’interconnexion train-tramway est la plus rationnelle. On peut mesurer tout le contraste quand on se promène à Paris, avec son labyrinthe fait d’interconnexions complexes de lignes de métro qui nous donnent l’occasion de longues et romantiques promenades dans d’interminables couloirs, en traînant bagages et marmaille, au milieu d’une foule dense !

  Dans l’avenir, ce maillage de transports en commun va s’étendre parce que 400 millions d’euros vont être investis dans un train à grande vitesse qui reliera Fribourg aux villes et villages des environs.

  Les transports urbains des passagers ont connu une croissance de 30% en 30 ans, mais la part de la voiture est passée de 75% à 40% car de multiples entraves découragent les automobilistes. La ville est partout en zone 30 km par heure.

Un pont qui franchit la voie ferrée, à droite du silo à vélos de la gare, a été réservé exclusivement au dieu vélo, ce qui oblige les autos à faire un long détour de 1,5 km pour franchir cette voie ferrée.

Les parkings voitures ont aussi des tarifs fort dissuasifs.

  Par contre, l’utilisation du vélo a été vivement encouragée mais il existe une limite et un inconvénient. Lorsqu’il pleut, les gens ne prennent pas leurs vélos et donc, ils s’entassent dans des trams bondés. Il se produit davantage d’accidents de piétons car ils n’entendent pas venir les cyclistes. Mais bon, c’est un moindre mal quand on considère les récents exemples d’accidents de la route dans nos villes françaises…

 

3°/UNE POLITIQUE QUI FAVORISE L’USAGE DU VELO.

  D’abord, il faut remarquer que la ville s’étend sur une plaine, ce qui caractérise aussi les Pays Bas, le Danemark. Bien sûr, l’atout du relief favorable est important car tout le monde n’a pas la forme, la force et le moral d’un coureur du Tour de France qui avale, avec une facilité déconcertante, les 19 lacets de la mythique montée vers Alpes d’Huez. Une histoire ancienne et donc, une avance certaine et durable, car les discussions sur l’usage des terrains en ville, sont particulièrement épineuses. C’est depuis 1970, que des pistes cyclables ont été créées. En 30 ans, le réseau de pistes cyclables de la ville est passé de 29 à plus de 500 km ! En même temps, (pour les jours de pluie, par exemple), le réseau du tramway a été amélioré. Tout le centre-ville a été transformé en zone piétonne.

  Le poids du nombre fait du cycliste, non pas une bête curieuse mais une importante clientèle qui mérite respect et attention. A Fribourg, on dénombre 3 vélos pour 2 habitants. Comme il y a 216 000habitants, cela fait un chiffre impressionnant ! C’est à Fribourg que les cyclistes trouvent un certain nombre de services adaptés à leurs besoins.

  D’un côté de la gare centrale, (côté ville), on peut garer 3000 vélos sans surveillance mais il y a un éclairage. Ces abris à vélos sont toujours plus proches des voies ferrées que les parkings pour voitures. Du côté sud de la gare centrale, notre visite de Fribourg a commencé par ce qui vaut le détour,  le silo à vélos d’allure futuriste.

  Sa forme ronde et ajourée, l’omniprésence du bois et son capteur solaire circulaire sur un toit végétalisé, donnent une allure particulière à ce bâtiment construit par la Ville, en 1999, pour une somme de 2 millions d’euros.

  Venant du tramway, à l’étage, nous trouvons des magasins de vente et de réparation de vélos, une agence de voyage pour deux roues, une agences de car-sharing (auto partagée).Ici, se regroupent les agences de voyages alternatives. C’est ici qu’on trouve une carte des pistes cyclables jusqu’à Florence, et les cartes des pistes cyclables alsaciennes introuvables en Alsace. Les magasins sont mieux achalandés en équipements spéciaux pour les vélos. Si je veux un panier métallique pour faire mes courses dans un libre-service qui se fixe sur mon guidon, c’est ici que je le trouve. Je peux louer un siège pour bébé, une remorque, un side-car (pour promener mamie). Si vous voulez des vélos spéciaux qui, par exemple, permettent de pédaler en étant allongé sur le dos ou bien un vélo à complément de traction électrique BIONX, vous les trouverez chez RADieschen, Der Fahrradladen im Vauban,1 Marie-Curie-Str, à Fribourg 79 100.

  Au rez-de-chaussée, 1000 emplacements de vélos sont numérotés et loués. Les vélos se répartissent sur 2 niveaux car un système de gouttière basculante permet de placer un 2° vélo au dessus du vélo habituel. Les abonnés peuvent laisser leurs vêtements de pluie, casques etc…dans des casiers fermant à clef. Ce parc est ouvert de 5 h à 1h 30, ce sont les mêmes horaires que ceux de la gare. Deux agents sont présents en permanence, l’un pour surveiller et entretenir le bâtiment et les installations, l’autre répare, règle et entretient les vélos pendant que leurs propriétaires sont au travail. Ces 2 agents se trouvent dans l’atelier en bois, à droite de la sortie du « silo ». On peut louer 120 vélos de toutes tailles et même des tandems, solution idéale et inhabituelle pour l’accompagnement d’aveugles.

  Pour franchir les escaliers, un rail, comme une gouttière, est bien pratique. Il suffisait d’y penser.

  Après cette grande leçon de pragmatisme et de citoyenneté environnementale, nous avons pris le tram jusqu’à la cité Vauban où nous découvrons sur des bâtiments vivement colorés, le slogan « Nous faisons le monde comme nous l’avons choisi ».

 

4°/ L’ECO-QUARTIER VAUBAN.

  En 1993, au sud de la ville, la municipalité de Fribourg a racheté les 38 hectares de ce terrain militaire occupé par des casernes. Après la chute du mur de Berlin en 1989, les troupes françaises d’occupation ou FFA, sont devenues vraiment inutiles. La ville a reconverti et aménagé ces espaces en concertation avec l’association de citoyens « Forum Vauban » pour aboutir à des solutions originales qui intéressent des touristes japonais mais aussi un public averti.

 Puis nous avons eu la chance de rencontrer Yann Arthus Bertrand ; avec une cordiale sympathie, il a accepté de se faire photographier avec notre groupe. Nous l’avons retrouvé au restaurant Sund où nous avons pu partager quelques instants avec ce grand personnage qui nous a éclairé sur l’état alarmant de notre planète. Merci à Yann de témoigner de cet état de fait, parce que de ce côté de la frontière, quand on essaie d’alerter nos concitoyens sur l’urgence à changer nos comportements, on se fait traiter de « Cassandres »... Mais bon, nous avons passé un bien agréable moment ; c’est dans les lieux où souffle l’esprit que se rencontrent les grands esprits !  C’est bien là, sans doute, l’attrait de ce lieu particulier !!

  C’est un ensemble de 6000 logements dont 4500 logements dans le Vieux Vauban correspondant aux casernes et 1500 logements supplémentaires selon le concept d’auto-construction dans le Nouveau Vauban. Ici, les élections donnent 80 à 90 % des voix aux Verts.

  Les casernes aux murs épais ont été isolées extérieurement. La 1° partie de ce Vieux Vauban groupe surtout des ménages qui ont 30 à 40 ans. Le Conseil de Quartier a privilégié la vie communautaire en créant des pièces de vie communautaire pour des réunions très variées ou « Stammtisch ». Les résidents mettent leurs canapés sur leur balcon, discutent volontiers entre voisins car un esprit militant prédomine ici. Le barbecue est partagé selon un planning fixé à l’avance. La femme qui balayait les feuilles mortes n’est pas une salariée mais une personne inscrite sur un tableau des corvées à faire, que gère de façon autonome le Conseil de Quartier. Un bateau en bois avec des agrès est à côté d’un jardin pour enfants qui ont même construit une cabane assez haut dans les arbres en pleine rue, comme nous aimions à le faire quand nous étions petits. C’est très étonnant d’ailleurs, car les habitants prennent leurs responsabilités aussi en ce qui concerne l’éducation ; il semble que cette forme de vie en société favorise la responsabilité civique et évite les procès à tout-va contre les élus ainsi que les conflits de voisinage.

  Les façades ne sont pas taguées mais décorées artistiquement en associant des couleurs. Les glycines, les vignes vierges, les plantes grimpantes sont abondantes. Les haies en charme n’ont pas les inconvénients des thuyas. Les vélos sont nombreux. Cette expérience écologique est la plus ancienne.

  La 2° partie groupe surtout des habitants plus jeunes, des étudiants. De jeunes Japonais viennent à l’université de Fribourg et résident dans ce quartier écologique, tandis que d’autres viennent en groupe visiter le quartier pour étudier la possibilité d’en appliquer la norme chez eux.

  La 3° partie est celle de squatters aux moyens financiers limités et qui vivent dans des caravanes d’occasion ou des habitations assez misérables, mais qui accueillent les visiteurs avec beaucoup de gentillesse et d’hospitalité.

  Il existe un espace pour une pépinière d’entreprises qui ne peuvent rester qu’un certain temps mais certaines s’incrustent en profitant plus longtemps des conditions favorables d’installation. On y trouve des médecines douces, des artistes, des cours de danse etc… qui correspondent à une orientation alternative.

 

  Dans le Nouveau Vauban, un urbanisme résolument écologique a été mis en œuvre selon le principe de l’auto-construction. La Ville a proposé des terrains à un prix préférentiel, 30 % moins cher qu’ailleurs, mais avec des contraintes sociétales de mixité sociale, des investissement dans les économies d’énergie et le quasi bannissement de la voiture. Les futurs propriétaires se regroupaient par affinité pour construire un petit immeuble d’environ 6, 8, 12 appartements, selon leurs goûts. Il y a donc une variété dans le décor plus que dans le style des immeubles.

  Les immeubles sont orientés dans le sens nord/sud. Ainsi, de larges baies vitrées piégent les calories même en hiver alors que les ouvertures sont très petites du côté nord. Les toitures débordent largement pour éviter la surchauffe en été. Les fenêtres ont de triples vitrages. L’accès aux appartements se fait par des escaliers extérieurs mais le bois, les glycines, la végétation sont associés aux poutres en fer galvanisé. Les eaux de pluies sont récupérées pour alimenter les WC et l’excédent ne va pas engorger une station d’épuration, par exemple lors d’un orage, mais s’écoule vers un canal qui se trouve au dessus de cailloux, qui permettent aux eaux pluviales d’atteindre directement la nappe phréatique. Ainsi, se réalise le cercle vertueux, gagnant-gagnant des économies d’énergies. Il suffit de 50 kwh par m² et par an alors qu’il en faut habituellement 130 à 140. Le Grenelle de l’environnement recommande d’ailleurs cette norme de 50 Kwh.

  L’axe de la Vauban Allee caractérise bien un état d’esprit nouveau. La voie pour les autos limitée à 30 km/h n’occupe environ que 1/5 de la largeur alors que l’espace pour les piétons, les vélos, le tramway, prédomine. Au centre, se trouve ce canal pour les eaux pluviales. C’est un espace vraiment verdoyant, très large qui n’a rien à voir avec une rue traditionnelle. Au lieu de subir la dictature du gazon anglais tondu très régulièrement, l’herbe reste assez haute. Dans le reste du quartier Nouveau Vauban, la circulation est limitée à 15 km/h et les enfants ont le droit de jouer dans la rue, faire du vélo, de la trottinette… Les autos, (une seule par appartement) doivent rester dans un garage situé à l’entrée de la rue. Les autos ne peuvent avancer dans la rue que pour charger ou décharger des marchandises.

  Le calme, la sécurité sont des atouts appréciés mais il y a aussi un style de vie différent. La biodiversité est la règle dans ces larges allées qui séparent les immeubles. Un maximum d’arbres d’espèces différentes a été conservé. Des cabanes dans les arbres, des parcours à la Tarzan, des bancs taillés dans des troncs d’arbres constituent un mobilier urbain différent, original. Un coffre contient des jeux d’échecs. Il suffit d’aller chercher la clef du cadenas pour jouer en plein air. Les jeux des enfants, les fours collectifs, le travail collectif d’entretien, les réunion du Conseil de Quartier dont les membres élus sont les habitants eux-mêmes permettent de retrouver une convivialité semblable à celle des anciens quartiers populaires ou des villages. Il manque sans doute le bistrot, mais celui-ci est remplacé par un bar-restaurant dont la décoration originale (à voir les planches à voile suspendues dans les toilettes !) laisse rêveur. Depuis sa conception et de façon durable, un urbanisme différent a été expérimenté afin d’avoir un modèle différent de l’anonymat des grandes métropoles. Ces conditions matérielles sont assurément favorables à la qualité du lien social qui est indispensable à l’épanouissement personnel. Un idéal, voire une idéologie écologique commune favorisent sûrement le débat dans cette micro démocratie.

  La question de la mixité sociale est délicate. Au départ, il était convenu que la moitié des familles soit modestes ou pauvres. En fait, le renchérissement de l’immobilier, les difficultés sociales font que ces appartements sont réservés à une certaine élite. En gros, il n’y a qu’une famille pauvre sur 10, l’argument de la mixité sociale est restée un vœu pieux. Quoi qu’il en soit, la perfection n’étant pas de ce monde, rien n’empêche que l’on y tende ! Et à nous d’en prendre de la graine car nous avons encore beaucoup de retard avant d’en arriver là où ces quelques rêveurs sont parvenus. Et alors ? Si au début du 19è siècle quelqu’un avait dit qu’on marcherait sur la lune cinquante ans plus tard, ne l’aurait-on pas pris pour un fou ? A nous de rêver, et pourquoi pas d’un monde meilleur ?

André CLAVERIE

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